Samedi 2 février 2008

Les participations de Martine :

" Ceci est une page blanche !
Non en fait c'est un écran vide sur Word et ce n'est pas un écran blanc, mais un écran bleu.
Je le trouve moins fatigant pour les yeux.
Bon, ceci dit, le problème reste le même papier ou écran, blanc ou bleu, il convient de le remplir pour répondre au défi d’Ecriture ludique.
Bien, bien, bien.
Bon je raconte quoi, moi ?
Une page blanche donc, la terreur de l'écrivain (même en herbe) si j'ai bien compris.
Mais mon écran bleu ne me paraît pas bien terrible, son bleu est plutôt agréable et les touches du clavier s'adaptent bien sous mes doigts.
Donc, ça ne devrait pas poser de problèmes majeurs pour le remplir.
Une p'tite idée siou plait ?
En fait, elle ne m'inspire pas particulièrement cette feuille blanche, je n'ai pas envie de lui parler.
Tiens, c'est rigolo, mais mon écran bleu est couvert de signes blancs.
Donc, ma page n'est plus blanche puisque mon écran bleu est plein de lettres.
Donc, j'ai rempli mon contrat. CQFD.
Comment ça c'est pas vraiment une histoire ?
Et alors ?
On m'a demandé de gribouiller un feuille blanche, enfin un écran bleu, eh bien c'est fait !
Que demande le peuple ? "

_ _ _ _ _ _ _

" L

Depuis 3 heures, il s'escrime sur cette page blanche. D'ailleurs, il ne sait même pas d'où elle vient cette page. Il a l'habitude d'écrire dans un cahier. Elle est comme un défi. Pourra-t-il commencer une histoire sur ce morceau de papier volant ?

'écrivain est fatigué.

L'écrivain est épuisé.
Depuis 6 heures les idées tournent et tournent dans sa tête, mais aucune ne daigne glisser le long de son stylo pour s'inscrire sur cette feuille maudite qui le nargue.

L'écrivain est exténué.
Depuis 12 heures, sans trêve, il fixe cette feuille. Son univers se réduit à cette blancheur abyssale. Sa tête se vide.

L'écrivain n'existe plus.
Depuis 24 heures, il était tétanisé devant son bureau. Le médecin alerté par son épouse vient de lui faire un piqûre et l'ambulance attend pour l'emmener à l'hôpital.

Sur le bureau, la page blanche jubile, tout un roman vient de glisser du monde de l'écrivain dans le sien.
Il sera un succès de plus pour elle.
C'est si bon de vider le cerveau de ces êtres de l'autre côté du miroir et d'en faire des histoires.

Doucement la feuille blanche arrive à se glisser dans la mallette du médecin. Qui sait peut-être un nouveau succès à la clé ?

Ecrivains, attention, ne tombez pas dans le monde immaculé des pages blanches vampires.

_ _ _ _ _ _ _

 

 "

" Je suis une page blanche.
En réalité, non, je ne suis pas vraiment blanche.

Au milieu de mes fibres vit déjà une histoire.

 


A toi écrivain de la trouver.
C'est sûr, il faut que pas mal de conditions soient remplies.
Il faut que nous nous trouvions ensemble dans la même pièce, toi et moi, pas toi et une autre ou moi et un autre.
Il faut que tu sois dans de bonnes dispositions, calme, détendu mais quand même en éveil pour entendre les mots que je te lance.
Il faut aussi que tu poses ton stylo sur moi, mais pas n'importe lequel, celui à plume, celui qui glisse doucement sur mon dos comme une caresse.
Il faut enfin que tu le poses juste au bon endroit du papier, là où débute l'histoire.
Si toutes les conditions sont remplies, tu verras ta main et ton stylo vont filer sur ma blancheur, les idées jaillir de ton cerveau, tu vas te dire que tu as de l'inspiration aujourd'hui.
Bien sûr qu'elle vienne de moi ou de ta tête qu'importe du moment qu'une histoire naît et vient distraire tes lecteurs. Tiens tu vois, ça y est c'est parti.  "

Les participations de Laura

 

" J’aurais voulu écrire la vie de mes aïeux
Pour qu’il reste une infime trace d’eux
Dans un siècle que je n’ai pas connu
Pour en faire peut-être d’illustres inconnus

J’aurais voulu écrire comme un hommage
Les souvenirs de mes deux grands-mères
Un hommage aux mille heureux moments
Passés sans ennui à les écouter religieusement

J’aurais voulu écrire leurs batailles et guerres
Leurs défaites, reculs, avancées et victoires
Les horribles tranchées et l’occupation
Leurs armistices signés et leurs libérations

J’aurais voulu écrire les moments historiques
Qui ont bouleversé leurs mondes et leurs époques
Leurs permanences et toutes leurs nouveautés
Leurs vies quotidiennes et leurs intimités

J’aurais voulu écrire le passé
Mais le présent m’a happé
Et aujourd’hui je n’ai plus d’avenir
A écrire, ni à vivre. "

" Sur la page blanche,
Des mots noirs.
Lorsque ça me branche ;
Le hasard ?
Je me penche
Et tout part
Tout se déclenche
Sans retard
Et je m’épanche ;
Mon cafard.
Lors de mes nuits blanches,
Zonard
Du dimanche ;
Fêtard,
Parfois je me déhanche
Au son des cithares
Des phrases blanches
Sur l’écran noir.
Ma main se démanche
Et mon teint est blafard
Je me retranche
Et m’égare
Sur la page blanche. "

 :
par Les équipières publié dans : Discussion communauté : La gazette des blogs
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Commentaires

Juste pour dire que le 1 er texte finit à:A écrire, ni à vivre. "
commentaire n° : 1 posté par : laura (site web) le: 06/02/2008 10:01:46
Désolée Laura pour cette lamentable mise en page. OB était fâché ce jour là et n'arrêtait pas de tout faire sauter...AH! La technologie informatique!!!
commentaire n° : 2 posté par : Enriqueta (site web) le: 06/02/2008 11:02:20
LA PAGE BLANCHE

Les mots se pressent dans mon esprit surchauffé mais
Arrivée devant mon écran, le clavier repousse mes doigts

Pas une ligne, pas un vers, pas un mot, pas une phrase
Angoisse de la page blanche, aujourd’hui souvent écran
Glacé et indifférent aux tempêtes de mots dans mon crâne
Enfer et damnation ! ils ne veulent pas se laisser prendre !

Baguenaudant entre eux, ils courent partout et sans cesse,
Libres mais me laissant prisonnière de mon cerveau en fusion
Allez petits, petits, laissez-vous glisser gentiment dans mon poème
N’ayez pas peur, je vous aime et ne vous ferais aucun mal, promis
C’est juste pour raconter une histoire, dire une émotion sui me
Hante jour et nuit, m’empêchant de vivre et d’aimer la vie,m’
Exprimer est essentiel et la page blanche est mon ennemie

Le 8/01/2007

uN ACROSTICHE QUE Je n' AI PAS ENCORE MIS SUR MON BLOG...
commentaire n° : 3 posté par : laura (site web) le: 07/02/2008 10:14:57
J’aurais voulu écrire la vie de mes aïeux
Pour qu’il reste une infime trace d’eux
Dans un siècle que je n’ai pas connu
Pour en faire peut-être d’illustres inconnus

J’aurais voulu écrire comme un hommage
Les souvenirs de mes deux grands-mères
Un hommage aux mille heureux moments
Passés sans ennui à les écouter religieusement

J’aurais voulu écrire leurs batailles et guerres
Leurs défaites, reculs, avancées et victoires
Les horribles tranchées et l’occupation
Leurs armistices signés et leurs libérations

J’aurais voulu écrire les moments historiques
Qui ont bouleversé leurs mondes et leurs époques
Leurs permanences et toutes leurs nouveautés
Leurs vies quotidiennes et leurs intimités

J’aurais voulu écrire le passé
Mais le présent m’a happé
Et aujourd’hui je n’ai plus d’avenir
A écrire, ni à vivre. "
commentaire n° : 4 posté par : laura (site web) le: 23/02/2008 10:27:51
" Sur la page blanche,
Des mots noirs.
Lorsque ça me branche ;
Le hasard ?
Je me penche
Et tout part
Tout se déclenche
Sans retard
Et je m’épanche ;
Mon cafard.
Lors de mes nuits blanches,
Zonard
Du dimanche ;
Fêtard,
Parfois je me déhanche
Au son des cithares
Des phrases blanches
Sur l’écran noir.
Ma main se démanche
Et mon teint est blafard
Je me retranche
Et m’égare
Sur la page blanche. "
commentaire n° : 5 posté par : laura (site web) le: 23/02/2008 10:28:24
Excuse-moi mais on ne voit vraiment pas que ce sont 2 poèmes distincts...
commentaire n° : 6 posté par : laura (site web) le: 23/02/2008 10:29:41
 
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