Samedi 10 mai 2008

 


Voici un nouveau jeu d'écriture qui consiste à écrire deux lettres. Vous aviez peut-être déjà participé au jeu de la Lettre de rupture, jeu organisé en Juin 2007 par Cassandrali ou au jeu de la Lettre au syndicat des héros, jeu organisé en Octobre 2007 par Captainelili (cf. les textes que nous avons republié dernièrement)  ?

Il s'agit d'écrire une lettre de haine ou de mépris, une lettre noire et agressive, sombre et violente, désespérée aussi éventuellement puis la réponse. Comment répondra l'autre? Par la haine aussi, par le mépris, par la violence? Ou bien par l'humour? Ou encore par l'amour?

Un jeu qui risque fort de vous révéler beaucoup sur votre part d'ombre et sur votre part de lumière...Un jeu pour ceux qui n'ont pas peur des émotions fortes! A vos plumes!

Merci de nous laisser un commentaire pour signaler votre participation.

En comptant les "sûrs" et les "peut-être" voici la liste des 17 participants : ABC, Azalaïs, Cassandrali,
Cath, Enriqueta, Fab, Invisible, Khanouff, Lilounette, Lomi Lomi, Matheo, Morganlafey, Pandora, Penny, Polly, Sangria et Vie Secrète.

Je réponds à vos questions en commentaire (il faut donc écrire deux lettres ou se répondre à soi même, le jeu est valable tout le mois de Mai et même un peu plus pour les surbookés, vous pouvez publier votre première lettre puis un jour ou deux après la deuxième ou encore publier les deux en même temps).

La publication du premier duo de lettres vous attend sur le blog de Sangria qui fait ainsi une entrée "fracassante" dans la communauté de La gazette des blogs.

La deuxième publication est celle de Cath, la troisième celle d'Enriqueta (sur son ancien blog) , Mardi 13 vous pourrez lire la participation de Lilounette et  Mercredi puis Jeudi vous pourrez lire la participation d'ABC.
par Les équipières publié dans : Jeu d'écriture communauté : La gazette des blogs
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Mardi 6 mai 2008

Si vous pensez que les acrostiches "c'est trop dur!!!"... si vous pensez que les

alexandrins "c'est trop difficile!!!",

n'allez pas su ce blog mais si vous êtes un courageux/ une courageuse à la plume

aventurière je vous recommande le jeu de Sangria.

par Les équipières publié dans : Jeu d'écriture communauté : La gazette des blogs
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Mardi 6 mai 2008

Ma douce amie, mon tendre amour,

Nous nous sommes rencontré dans ce train qui me ramenait dans la ville de mon enfance, après plusieurs années passées dans un pensionnat. J'y faisais mes études de droit pour devenir avocat, comme mon père. Celui-ci, d'ailleurs avait pour idée de me prendre dans son étude afin de me faire faire mes premières armes et un jour, prendre sa succession.
Mon père avait souhaité me revoir, il avait beaucoup insisté, c'était urgent disait-il. Pourtant, mes études n'étaient pas terminées, il me restait seulement deux mois avant le passer mon diplôme. Face à son insistance, je n'ai pu prétexter une quelconque excuse pour ne pas descendre le voir.
Je me rappelle vous avoir aidez en portant votre valise et en vous accompagnant jusqu'à votre place.

A cet instant, vous m'aviez séduit...

Vous étiez en seconde e, dans une cabine prévue pour une huitaine de personnes ; moi en première. Afin d'être à vos côtés, j'ai échangé mon billet avec celui qui aurait du être votre compagnon de voyage, un vieil homme ravit d'y gagner au change.
Je n'ai cessé de parler de mes études, de mes projets d'avenir, de mon enfance. Vous m'écoutiez avec attention, me regardiez les yeux emplis d'étoiles et avec ce petit sourire charmeur dessiné sur vos lèvres, attendrissant, qui me faisait perdre tous mes moyens. Je bafouillais, je répétais plusieurs fois mes mots lorsque je n'en oubliais pas le fils de la conversation. Cela vous faisait rire...

Vous étiez tellement belle...

Et puis, il y a eu cet instant où ma main à frôler la votre. Vous m'avez regardé droit dans les yeux avec une légère crainte mais j'y lisais aussi cette phrase que vous n'osiez dire, même en murmures, ce que je n'aurais jamais pu espérer entendre de vous, ce que je n'aurai jamais pu faire sans vos encouragements.

Embrassez-moi...

Je me suis rapproché de vous, j'ai pu respirer le parfum si délicat qui habillait votre peau ; une senteur sucrée qui me donnait envie d'en découvrir l'arôme en laissant parcourir ma langue dans le creux de votre cou. C'était la subtilité de la violette, j'en savoure encore son goût dans ma bouche lorsque je ferme les yeux en pensant à vous.

C'était si exaltant...

Vous avez lentement laissé aller votre tête en arrière comme pour mieux vous offrir à moi. Vos paupières étaient fermées afin de mieux apprécier ces quelques secondes d'intenses bonheurs, oubliant les autres voyageurs certainement indignés, voire choqués par notre comportement outrageant.

J'ai compris que je vous aimerai à la folie...

Et puis mes lèvres impatientes de se mêler aux vôtres, se sont approchées de votre bouche humidifiée par l'excitation de mes caresses. Enivré par le souffle chaud et fébrile de votre respiration, elles se sont retrouvées pour fusionner dans un ultime et voluptueux baiser d'une esquisse douceur. Elles étaient destinées l'une à l'autre comme créer pour se rencontrer, s'épouser et ne jamais se séparer.

J'aurai aimé que ce moment dure toute la vie...

Les voyageurs indignés nous ont interrompu et expulsé en dehors de la cabine ; mais quel importance ! Nous étions ensembles dans le couloir, enlacés, votre tête sur mon épaule que je caressais inlassablement. Je regardais les paysages défiler devant mes yeux à la vitesse de ce train qui ne tarderait pas à s'arrêter et vous à emmener auprès des vôtres, à vous contraindre de me quitter. Je ne pouvais m'y résigner, moi qui imaginais déjà ma vie à vos côtés.

Je vous attendais depuis toujours et vous étiez, là, dans mes bras...

Le train est entré en gare. Je ne voulais pas vous abandonner mais nos chemins se séparaient ici, à tout jamais, très certainement. Je ne pouvais espérer qu'un jour ou l'autre nos destins ne se croiseraient à nouveau, au hasard de la vie.
Debout sur le quai, votre valise à la main, vous m'avez regardé. J'ai vu votre regard attristé, vos larmes au bord des yeux, celle qui coulait déjà sur votre joue. Je n'ai pas pu y résister. Vous n'avez prononcé aucun mot mais vos pensées se sont exprimées, comme par télépathie, me suppliant.

Restez avec moi, ne me laissez pas déjà...

J'ai alors sauté du train en marche et nous avons passé le reste de la journée ensemble à nous aimer passionnément dans cette chambre d'hôtel proche de la gare. Je vous ai quittée le lendemain matin, vous promettant de revenir vous voir ; me jurant d'annoncer à mon père que j'avais enfin trouver l'amour de ma vie, que je souhaitais passer ma vie auprès de vous.
Nous avons échangé nos adresses, vous demandant de m'écrire uniquement à l'adresse de l'université garantissant ainsi la confidentialité de nos échanges.

J'étais fou de vous...

Je suis devenu fou de rage lorsque de retour, le lendemain, chez mon père, il m'a annoncé la raison de ma venue en ces lieux. Il venait de me fiancer à la fille de son associer, la cérémonie devait avoir lieu dans un mois. Afin d'assurer ton avenir mon fils...

NON !!! Afin de détruire ma vie !!!

Cette pensée foudroyante n'a traversée que mon esprit, je n'ai pas eu le courage d'affronter sa colère. Je me suis plié à ses exigences.
Ma douce, ma très chère amie, je ne suis pas digne de votre amour pour moi. Je me maudis chaque matin lorsque je me regarde dans un miroir, je voudrais tant pourvoir vous rejoindre et me perdre dans vos bras... Mais cela nous est désormais impossible. Il a tout de suite publié les bancs.

Oublier-moi mon amour...

Dorénavant, je n'aurai pour compagnon de mes jours et de mes nuits, que ce sentiment de culpabilité de ne pas avoir été un homme. Je me refuserai à cette femme que je connais à peine. Je grève d'envie de la faire souffrir, de lui faire regretter d'avoir pris votre place auprès de moi. Je ne l'honorerai pas ; ou bien au contraire, je le ferai en y mettant toute ma hargne et tout mon dégoût de moi-même, labourant ses entrailles afin de me venger, de l'asservir, de l'entendre implorer ma grâce en hurlant. Je ne lui accorderai qu'au seul moment où je sentirai monter en mon être, ma semence que son corps indigne ne pourrait recevoir. Je partagerai ce plaisir de jouissance, en solitaire, en ayant pour unique pensée votre visage enchanteresque.

Je suis perdu, mon amour est brisé à jamais...

Je vous aime comme un fou, mais un fou lâche qui ne vous mérite pas. Haïssez-moi, oubliez-moi, mon tendre amour... Mais je vous en conjure, prenez soin de vous.

(Lettre de Cassandrali, restée sans réponse...)
par Les équipières publié dans : Jeu d'écriture communauté : La gazette des blogs
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Lundi 5 mai 2008

Lui :

Chère Esperanza,

Je ne sais par quoi commencer. Pardon ? Mais j’ai peur que vous ne l’interprétiez mal. Pardon pour les moments où je me suis mal comporté. Nous avons osé commencer cette aventure, malgré la distance géographique, malgré nos responsabilités. A côté de notre devoir de mère et de père, chacun de son côté, à côté des plaisirs et des moments de bonheur que chacun de nous partage avec son enfant, nous avions besoin d’autre chose. Mais le temps est venu de nous séparer. Notre relation était simple et sincère, nous l’avons voulu ensemble, nous avons partagé des moments de bonheur, de désir et de plaisir ensemble. Mais dans la vie il y a aussi l’éducation, la société et les caractères des uns et des autres. Combien nous avons besoin de toutes ces choses pour tracer notre chemin. Cette rupture nous fera de la peine, à chacun, sauf que nous la vivrons différemment, chacun la supportera à sa façon. Pardon aussi pour cette souffrance là, même si je la partage avec vous. J’ai du respect pour la femme que j’ai connu, de l’admiration pour votre capacité et votre efficacité dans le travail, de la reconnaissance pour votre culture et votre sérieux, de l’affection pour la femme que j’ai aimé et désiré. Votre part en moi est toujours là et elle le restera. Prenez soin de vous. »

Aimé

 

 
Elle :

« Cher Aimé,

J’avais fait un rêve, un homme à mes côtés, une épaule sur laquelle pleurer, une main dans la mienne, un regard bienveillant, un ami, un amant mais mon rêve s’est envolé quand ce geste vous a échappé et que vous m’avez abandonné à mon désarroi. Je vous avais donné mon cœur et vous l’avez piétiné, je vous avais donné mon corps et vous l’avez méprisé, je me suis donné totalement à vous et vous m’avez mal jugée pour cela. Vous n’êtes pas digne du don que je vous avais fait. Celui qui juge sera jugé à son tour. Si seulement une de mes larmes avait pu toucher votre cœur, vous auriez su à quel point je vous aimais. J’ai de la peine pour vous, mon amour, mais le temps refermera ma blessure et effacera votre nom. Et je me fais la promesse, devant Dieu, de me bâtir une vie heureuse, loin de vous. »

 

Esperanza

 

 

(Lettres d'Enriqueta...)



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Lundi 5 mai 2008
Les vacances de Printemps sont terminées... & les devoirs aussi !!! 
 
Cette édition a été fructueuse : 16 créations avec la toute récente de Le Bigorneau pour 12 paticipants et 7 images choisies parmi les 12 proposées.
 
     

Catherine
Capitainelili

Azalaïs
Cocotte

Enriqueta
Kimelia

 Pandora
Cassandrali

 

 

 

Enriqueta
Le Bigorneau
 

Viesecrète
Enriqueta
Le Bigorneau

Cyndi

 

 

 

 

  ABC
Pandora
 

 

Images from http://www.jupiterimages.fr/

 

°oO Merci à vous pour tous ces beaux écrits Oo° 
 

 
Prise au jeu, je me suis lancée le défi d'écrire un texte avec toutes ces images ; vous pourrez découvrir mon "Album, souvenirs d'une vie" sur mon blog.

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Samedi 3 mai 2008

Monsieur le secrétaire du Syndicat des Héros Littéraires,

Allons droit au but, votre temps est sûrement aussi précieux que le mien. Je suppose que ma réputation me précède et que je n'ai nul besoin de me présenter autrement que par mon nom : M. Rhett Butler. Ce que vous connaissez de moi est certainement faux mais ce que je pourrais vous dire aurait-il une influence ? Bref, je ne viens pas vers vous pour rétablir une réputation dont je me fous et qui ne fait frémir que les bien-pensants tristes et ennuyeux. Je suis une canaille et fier de l'être puisque je sais où va mon honneur.
Cependant, j'ai une requête, vous vous en doutez, sans cela pourquoi vous écrire ?
Vous n'êtes pas sans savoir que la très charmante Scarlett O'Hara a fini par perdre mon amour à force de s'obstiner à croire aimer un homme fade et pâle. Me voilà divorcé et libre d'aimer ailleurs. J'ai entendu parler d'une capitaine funambule, poète romanesque, qui se nomme joliment "Captaine Lili". Elle pourrait bien me plaire et j'aimerais la rencontrer. Pourriez-vous effectuer des recherches et me communiquer le meilleur moyen de prendre contact avec elle afin de lier plus ample connaissance ?
Je pourrai, en remerciement de ce service rendu, glisser quelques mots à mon amie Belle Walting qui se ferait alors un plaisir d'ouvrir sa porte à un homme tel que vous, ami de ma famille de Boston par votre cher grand-oncle si je ne m'abuse.

Dans l'attente impatiente de votre réponse,
je vous salue.

M. Rhett Butler.
(la réponse se trouve chez Pénéloppe)

Réponse du syndicat à Raoul (la lettre de Raoul a été écrite par Cinderela)

Lyon, le 22 novembre 2007.

Monsieur Raoul, vicomte de Bragelonne, fils du Comte de la Fère, mieux connu sous le nom d'Athos, éminent mousquetaire,

Nous répondons par la présente à votre réclamation du 30 octobre 2007.

Malheureusement, nous sommes au regret de vous annoncer de mauvaises nouvelles.
En effet, Monsieur Dumas, votre illustre auteur, ne peut vous répondre directement puisqu'il est mort .(peut-être tenez-vous ici votre revanche puisque vous, vous êtes encore en vie bien que décédé sur un champ de bataille... ah les mystères de la littérature ! Mais veuillez, je vous prie, pardonner cette digression malencontreuse.)
Et comme il est mort, il ne peut évidemment pas transformer votre histoire comme vous le souhaiteriez. Que ce soit pour vous permettre de mourir dignement au combat par un surnombre insurmontable d'ennemis et non par désespoir pour les beaux yeux d'une blonde que vous jugez cruche, ou pour faire tomber amoureux d'une brune superbe d'intelligence, nous ne pouvons absolument rien ! Il vous reste à souhaiter qu'un nouvel auteur souhaite vous ressusciter... Nous pourrons transmettre une petite annonce si vous le désirez mais je vous rappelle que les auteurs sont des personnages étranges que nous ne comprenons pas toujours très bien.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur, nos distinguées salutations.

L'administration du Syndicat des héros littéraires.

Ps : à titre personnel, sachez que je trouve votre revendication tout à fait légitime, étant moi-même brune, intelligente et bien en chair... Assez de ces blondes écervelées qui font mourir au combat des hommes tels que vous !

(lettres écrites pas Captaine Lili)

par Les équipières publié dans : Jeu d'écriture communauté : La gazette des blogs
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Jeudi 1 mai 2008

Monsieur le secrétaire du Syndicat des Héros Littéraires,

Au nom des membres de notre collectif et néanmoins amies, je tiens à vous faire part de notre exaspération et de notre indignation.

Trop c’est trop ! Depuis des dizaines d’années, vous entretenez le mythe du Prince Charmant auprès des petites filles. Dès leur plus jeunes années d’existence dans ce monde, vous nourrissez leur esprit de contes féeriques ou d’oeuvres plus modernes mais néanmoins irréelles, avec des héroïnes aux formes parfaites  - qui soit dit en passant provoquent d’autres troubles du comportement lors de leur adolescence - où l’histoire se termine systématiquement par :

- un mariage avec un homme beau, gentil, tendre et accessoirement riche,

- beaucoup d’enfants, beaux aussi, sages, bien élevés, intelligents et jamais malades,

- une vie heureuse jusqu’à la fin de leurs jours, tranquille, sans crises ou disputes, sans séparation, sans infidélités, avec un amour aussi passionné qu’au premier jour.

C’est révoltant, absurde et totalement utopique !

Comment voulez-vous que ces fillettes, devenues jeunes filles puis jeunes femmes,  réussissent leur vie sentimentale par la suite si dès le début, leurs bases sont faussées ?

Comment voulez qu’elles arrivent à gérer l’absence du prince charmant lorsque celui-ci tarde à pointer le bout de son nez ? Leur solitude, leur stress, leurs angoisses face à ces situations inconnues, si on leur a toujours laissé croire “qu’un jour leur Prince viendra, qu'un jour il leur dira ses mots d’amour si troublant et tendre, qu’elles auront tant plaisir à entendre”.

Tous ces mots qu’elles se lassent d’attendre ? Des “je t’aime”, des “pour toujours”, des “pour la vie”...

Alors même que notre espérance de vie augmente d’année en année, comment voulez-vous ou plutôt, comment pouvez vous affirmer, qu’ils s’aimeront pour la vie et qu’ils resteront ensemble toute leur vie ?

Avez-vous songé aux conséquences, aux effets secondaires d’un tel matracage ? Des études ou bien des statistiques ont-elles été faites avant de diffuser de telles inepties ?

Nous toutes, connaissons autour de nous des femmes qui souffrent d’avoir été abusées par cet homme, qui avait pris l’identité du Prince Charmant et qui c’est avéré être un détestable imposteur. Elles en ont été traumatisées au point parfois de ne plus croire en la vie, y renonçant en commettant l’irréparable... D’autres, ont survécues mais le mal reste en elles insidieusement, les déstabilisant et les remettant continuellement en cause, allant jusqu’à mettre en doute leur “normalité”… D’autres, plus philosophiquement, se disent qu’elles ne sont pas faites pour aimer, que cela est réservé à une certaine élite dont elles ne font pas partie… Elles cachent ainsi leur résignation. Fort heureusement, il y en a qui gardent espoir mais elle sont peu nombreuses.

Alors j'insiste très fortement, il est en votre devoir et de votre responsabilité de mettre fin à cette propagande de l’amour absolu et du Prince Charmant. La situation est grave, il y a urgence ; il en va de la santé de nos enfants, petits enfants, arrière petits enfants...

En espérant que vous ne resterez pas insensible à notre demande, nous vous prions de croire en toute notre reconnaissance.

Le Collectif des Princesses des Contes de Fées en Colère

Cassandrali
 
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Mercredi 30 avril 2008

   
 
Traditionnellement offert au 1er mai, le brin de muguet est un porte bonheur. Comme un fer à cheval ou un trèffle à quatre feuille...
 
Mais au fait, vous en avez vous des petits porte-bonheur toujours avec vous ?
Vous y croyez ?
  
Dites nous tout, parlez-nous de ces gri-gri dans votre sac où sur vous. Ou parlez-nous de ce brin de bonheur, symbole du 1er mai où l'on fait ce qu'il nous plait... 
 
En vers ou prose, dans une note sur votre blog ou dans un commentaire ici.

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Mercredi 30 avril 2008

Vous souvenez-vous de ce jeu ???

 



Monsieur le directeur,

Je suis Mme Marie-Noëlie NOEL domiciliée au Pôle Nord, sur le territoire de Nunavut. Je vous écris pour solliciter votre soutien dans le litige qui m’oppose à M. Pierre NOEL, mon époux. Cela fait 120 ans que je travaille pour mon époux sans qu’il ne m’ait jamais fait la moindre fiche de salaire. Or, aujourd’hui je souhaite quitter mon employeur d’époux et prendre ma retraite mais M. Pierre NOEL refuse de me faire le moindre papier pour déclarer ces 120 ans de travail. Je compte donc sur vous pour faire entendre raison à cet esclavagiste.

J’en profite aussi pour attirer votre attention sur le manque de reconnaissance global dont je souffre depuis 120 ans. En effet, peu de gens croient que j’existe et quand on parle de « la mère Noël » c’est davantage pour se moquer de moi que pour me louer. Quand on pense à moi, c’est toujours comme l’ombre de mon mari et pas comme à une personne indépendante. Une autre fausse idée répandue, le fait que nous ne travaillerions, mon époux et moi qu’un jour par an, car les humains pensent en fonction de leur espace-temps. Depuis le temps, quelqu’un aurait pu leur expliquer que, vivant dans un autre espace temps, deux jours chez eux (le 24 et le 25 décembre) équivaut à 365 jours chez nous. Ceci expliquant que nous avons le temps de fabriquer les jouets et de les distribuer. Depuis 120 ans c’est moi qui suis la responsable de notre fabrique de jouets où je supervise le travail des elfes pendant que M. NOEL est parti aux quatre coins du monde pour trouver les matériaux nécessaires à la fabrication des jouets, ce qui l’occupe une moitié de l’année, l’autre moitié étant occupée par la distribution des paquets, dans les maisons du monde occidental. Les déplacements perpétuels de mon époux expliquent d’ailleurs que notre couple n’ait pas tenu et que j’en sois venue à demander le divorce. Cela fait 120 ans que je vis avec un courant d’air, je suis toujours toute seule, ce n’est pas vivable.

J’attends votre soutien afin d’obtenir une bonne retraite. Je suis encore jeune puisque je n’ai que 140 ans et j’ai de nombreux projets de voyages, moi qui n’ais jamais quitté Nunavut. Depuis le temps que M. NOEL me raconte à quoi ressemble la planète, j’ai bien envie de m’en rendre compte par moi même. Je vous prierai de m’envoyer désormais votre courrier à l’adresse suivante :

Maison du Père Fouettard, Pôle Sud, terre Adélie.

J’en profite pour vous annoncer que, dés que mon divorce sera prononcé, je m’appellerai Mme Fouettard car je vais épouser Hadès Fouettard en seconde noces. Cela fait plusieurs années que je connais ce Monsieur qui me rend souvent visite en l’absence de mon époux. En effet, depuis que les enfants occidentaux sont devenus des petits rois gâtés-pourris, Hadès a beaucoup moins de travail. Nous vivons malheureusement à une époque où les parents courageux ne peuvent même plus fouetter leur enfant ou l’enfermer quelques heures dans un placard sombre sans se retrouver en prison. Hadès s’ennuyait, je me sentais seule, nous nous sommes réconfortés l’un l’autre.

Je compte sur vous, Monsieur le Directeur, pour soutenir ma demande de retraite et accélérer le plus possible le premier versement car nous projetons de partir en voyage de noce en Inde, un merveilleux pays où on peut impunément fouetter les enfants sans problème.

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l’assurance de ma considération.

 

Marie-Noëlie NOEL

 

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Jeudi 24 avril 2008
  
Le film de la vie qui se déroule devant ces yeux cachés derrière ces persiennes...
Qui sont-ils ?
Quelle histoire ont-ils ?
Vous le saurez en découvrant une nouvelle participation de Pandora.
  
  
  
  
 
 
Premier acrostiche sur ce devoir des vacances de Printemps.
Nous le devons à Le Bigorneau que vous pourrez découvrir en cliquant ici.

  
   
  

°oOo°
 
Merci à tous ceux qui ont bien voulu participer à ces devoirs de vacances :

  
ABC
Azalaïs
Capitainlili
Cassandrali
Catherine
Cocotte
Cyndi
Enriqueta
Kimelia
Le Bigorneau
Pandora
Viesecrète
  

Vous pouvez continuer à nous envoyer vos participations si vous le souhaitez, en allant lire la consigne ici.

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